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Le saviez-vous ?

mercredi 1er décembre 1999, par le bureau

Aujourd’hui, cette rubrique est joyeuse. Elle est liée à la fête de Noël et particulièrement à la tradition du sapin qui orne des places publiques (par exemple devant l’église Saint-Pierre à Beaumont) et égaie de nombreux intérieurs. Vous avez installé votre arbre. Très bien. Mais connaissez-vous l’origine de cette tradition qui plaît tant aux enfants et aux adultes.

Voilà qui ne nous rajeunit pas !

Signalons tout d’abord que la première mention de la célébration de Noël remonte au 25 décembre 354, à Rome. Cette fête évinçait alors les Saturnales romaines qui marquaient le solstice d’hiver. La vénération des arbres, quant à elle, se retrouve dans de multiples civilisations : en Afrique, en Asie, chez les scandinaves qui adoraient le frêne ou bien chez les gaulois qui honoraient le chêne (n’est ce pas Panoramix ?). Mais l’identification de la fête de la Nativité avec un arbre apparaît seulement en 1508, dans un sermon de Geiler de Kaysersberg, prédicateur allemand installé à Strasbourg.

Une nouveauté qui vient de l’Est

La tradition est prioritairement d’origine germanique. Dans les années 1700, elle se répand en Allemagne. En France, il faut attendre 1837 pour que soit planté, dans les jardins des Tuileries, aux souhaits de la duchesse d’Orléans (aux origines germaniques), le premier sapin de Noël. À la fin du XIXe siècle, cette coutume est exportée outre-atlantique par les colons allemands. Aujourd’hui, en de multiples endroits du globe, le sapin de Noël accompagne la fête familiale la plus renommée.

De multiples interprétations

Comme toujours devant un tel succès, les interprétations sont multiples. L’arbre toujours vert évoque le renouveau de la végétation qui va bientôt reprendre le dessus. Les bougies, initialement douze pour évoquer les douze mois à venir, incarnent le retour de la lumière et l’allongement de la durée du jour. Les pommes qui étaient accrochées au XVIIe siècle, lors des « mystères » (petites pièces spontanées jouées dans la rue) en Allemagne, rappelaient les pommes de la Tentation et le sapin de Noël devenait l’Arbre d’Eden. Plus prosaïquement, pour certains, les cadeaux suspendus aux branches sont là pour signifier le retour du dynamisme végétal et les fruits à venir. Ainsi, les interprétations sont multiples, mais le regard émerveillé des enfants devant le sapin reste bien l’essentiel.

Sapin, vous avez dit sapin ?

En réalité, dans 80 % des cas, le sapin de Noël est un épicéa. Tel est d’ailleurs le cas de celui de Beaumont. Si les aiguilles du sapin sont implantées à plat de chaque côté du rameau, celles de l’épicéa sont disposées tout autour de ce rameau. Mais, rassurez-vous : sapin ou épicéa, vous ne contribuez pas au déboisement en achetant votre arbre de Noël. En effet, il s’agit là d’une production saisonnière bien spécifique et non d’un déboisement, au demeurant sévèrement sanctionné. Sachez quand même que plus de 15 millions d’arbres de Noël sont vendus en quelques jours et que, malheureusement, la balance commerciale française est, en la matière, largement déficitaire, en particulier face à la Belgique, les Pays-Bas ou le Danemark. Mais, que ces chiffres ne gâchent pas votre fête et tout IDÉES Pour Beaumont vous souhaite un Joyeux Noël.