Accueil > Bulletins > Année 1998 > Les déchets - Décembre 1998 > Nos déchets : la situation beaumontoise (deuxième partie)

Nos déchets : la situation beaumontoise (deuxième partie)

mardi 1er décembre 1998, par le bureau

Dans la première partie de notre dossier, vous avez constaté que la gestion des déchets ménagers est en pleine mutation. Au quotidien et pour notre commune, il est impossible de rester en retrait de cette réflexion qui doit impliquer l’ensemble de la population. Il est donc nécessaire de faire un état des lieux, de préciser notre réflexion et de rappeler quelques principes directeurs essentiels.

La situation à Beaumont

Les Beaumontois commencent à disposer de moyens pour gérer leurs déchets :

  • des points propres pour le verre, les plastiques, le papier, les huiles de vidange,
  • le service « Planète Onyx » pour les produits toxiques,
  • des biocomposteurs individuels avec l’aide du Valtom,
  • bientôt la déchetterie du sud de l’agglomération pour apporter objets encombrants, gravats ...

Mais, tout ceci réclame un apport volontaire et une réelle motivation des habitants que nos différents articles depuis plusieurs années essayent de susciter. De plus, il semblerait que cela ne fasse pas significativement baisser le tonnage des ordures collectées en vrac, ordures qui sont compactées et enfouies globalement sans autre traitement.

Dès maintenant, une première conclusion s’impose : que ce soit par incinération ou par enfouissement, un traitement unique des déchets est une mauvaise solution. Il faut recycler ce qui est recyclable avant d’éliminer ce qui est dangereux et polluant.

Un constat s’impose : une bonne gestion des déchets nécessite un tri vraiment efficace.

Le travail d’IDÉES Pour Beaumont

Depuis quelques mois, nous avons approfondi ce dossier. Nous vous précisons notre démarche :

  • réalisation d’un état des lieux de ce qui existe dans les communes voisines,
  • étude des textes en vigueur et lecture des différents ouvrages sur la question,
  • examen du fonctionnement du Syndicat du Bois de l’Aumône (ce syndicat collecte et traite les déchets de 160 communes du Puy-de-Dôme),
  • nombreux contacts, en particulier avec le Valtom, Onyx et la ville d’Aulnat qui depuis juin 98 effectue un tri sélectif en porte-à-porte.
  • Participation de nos élus à la formation organisée par la COMAC.

L’état de notre réflexion

Notre attachement à une écologie au quotidien nous conduit à orienter notre réflexion dans la prise en compte des réalités d’aujourd’hui et des impératifs de demain. Mais nous ne voulons surtout pas imposer des solutions « parachutées ». Nous souhaitons au contraire qu’un débat s’instaure. Ce débat alimentera une étude préalable nécessaire dont les aspects essentiels sont :

  • L’aspect environnemental et écologique : la loi de 1992 veut limiter le stockage des déchets « ultimes » et c’est une bonne chose pour le futur. Mais cela ne doit pas avoir pour effet de créer de nouvelles sources de pollutions (collecter et transporter les déchets, cela pollue aussi !). Les incidences écologiques sont variables selon la nature des déchets.
  • L’aspect financier : il est important. Tri et collecte sélectifs coûtent cher. Il faut donc chercher des solutions qui restent « acceptables ». Mais attention, la traditionnelle mise en décharge va elle aussi connaître une hausse importante.
  • L’aspect humain : il est essentiel. Rien ne se fait sans l’adhésion de la population. Le système retenu peut être lié au type d’habitat. Ainsi, pour « jeter », un habitant d’un immeuble du bourg ne fera peut-être pas le même geste qu’un habitant de Bois-Beaumont ou de la Châtaigneraie.
    Notre souci de mener cette discussion avec l’ensemble des Beaumontois ne nous empêche pas de pouvoir affirmer quelques conclusions fondamentales.

Quelques conclusions

Pour être clair, nous pouvons les énumérer comme suit :

  • un tri efficace est un impératif pour 2 raisons : il sera peu ou prou imposé par la réglementation, il est indispensable par respect pour nos enfants ;
  • la gestion des déchets coûtera, de toutes façons, plus cher (coût d’un traitement innovant ou bien pénalisation financière en cas de refus de cet effort) ;
  • la réussite d’un tri efficace réclame l’adhésion de la population ;
  • la connaissance exacte du coût total de la gestion des déchets ménagers (collecte, points propres, tri, valorisation ...) s’impose. Elle est nécessaire et possible avec la nouvelle nomenclature budgétaire (M 14).Rien ne serait pire qu’un simulacre de tri sélectif mis en place sans information, ni discussion. L’échec serait garanti et nous risquerions un « retour en arrière » préjudiciable pour l’ensemble de la collectivité. De même, la clarté, en particulier financière ou en matière de « bilan écologique », serait la meilleure garantie de traiter les Beaumontois en personnes responsables.
    Notre volonté d’information et de concertation révèle notre détermination à assurer le succès d’une politique innovante, comprise et admise par toute la population.

Soyez assurés que nous continuerons à vous informer et à discuter avec vous. N’hésitez donc pas à faire part de toutes vos suggestions, de toutes vos craintes, de toutes vos critiques. Vous êtes les premiers concernés, pour votre avenir et celui de vos enfants.