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Rapide histoire de la Gauche beaumontoise sur les dernières décennies

samedi 14 décembre 2013, par le bureau

Depuis 1971, la droite dirigeait la commune (Alain Dumeil est élu depuis 1971 ; il a été Premier Adjoint pendant des années, Conseiller Général, et Maire de 1995 à 2001 !) avec une gestion « à l’ancienne », apparemment bon enfant mais en réalité d’une « main de fer », pouvant même flirter par certains points avec des pratiques contestables sinon mafieuses.

« Une gestion à l’ancienne » :

  • organisation des élections sans contrôle des pièces d’identité, comptage des voix « hasardeux », restauration pendant le scrutin uniquement réservée aux « copains » ;
  • organisation des services municipaux « en peigne » et services sous la dépendance directe des élus pouvant donner personnellement ordres et contre-ordres ;
  • embauche de « copains » sans tenir compte des compétences ;
  • politique RH en dépit du bon sens (avec, par exemple, des agents cantonnés dans des situations de précarité et non titularisés pendant des années !)

... mais d’une « main de fer » :

  • opposition politique tenue à l’écart de toute instance de démocratie locale (il a fallu aller devant le Tribunal Administratif pour obtenir gain de cause sur la consultation des documents budgétaires !)
  • organisations syndicales non autorisées, délégués du personnel désignés ... dans le bureau du maire ! Etc.
  • seuls les « amis politiques » avaient droit de cité, à tel point que les entreprises « réputées plutôt de gauche » étaient personna non grata (exemple : OPAC du Puy de Dôme, actuel OPHIS)

Des pratiques quasiment mafieuses :

  • frontière « poreuse » entre agents municipaux et colleurs d’affiche/service d’ordre (cf. agression physique des équipes à A.D. contre les équipe de Guy R., dissident de droite)
  • le Société d’Economie Mixte Immobilière de Beaumont (SEMIB), épinglée pour sa gestion calamiteuse par la Mission Interministérielle du Logement Social (MILOS) et par la Chambre Régionale des Comptes, s’est vue interdite de lancer de nouveaux programmes de logements, et, lorsqu’il a été question de la céder (à partir de 2001), comme par hasard un « trou » de 500 000 francs de l’époque a été trouvé, aucun comptes ou cahiers retrouvés, « perdus dans un incendie ». Le commissaire aux comptes a refusé de « donner son quitus » et seule une enquête de la brigade financière aurait pu, peut-être, permettre d’y voir plus clair (les élus ont alors décidé de ne pas se lancer dans une telle démarche car les Beaumontois auraient sans doute trouvé ça revanchard et souhaitaient plutôt « tourner la page ».
  • À noter que le directeur de la SEMIB (Pierre Puichaud) était, tout comme Alain Dumeil, membre des instances dirigeantes de Démocratie Libérale (MADELIN) et ... bien payé pour cette gestion désastreuse ...
  • dès notre élection en 2001, la Caisse des Dépots et Consignations (« banque de l’État ») nous a proposé de céder la SEMIB, dont elle possédait environ 50 % des parts (à égalilé avec la commune) !

Depuis des années, une gauche « institutionnelle » beaumontoise incapable de réagir :

  • plusieurs candidats PS se sont succédés pendant des années pour les différents scrutins (municipaux, cantonaux, ...) sans chercher à s’ancrer sur le territoire
  • absence de travail de fond sur les dossiers
  • perte du travail de proximité auprès des Beaumontois

Fin 1988, décision prise de se lancer dans la campagne pour les municipales de mars 1989 :

  • proposition faite par les « ex Comité Juquin »(Alain parti de Beaumont depuis, Paul Colombier. et François Saint-Andre), du nom de Pierre Juquin, ancien cadre du PCF qui s’était présenté aux présidentielles quelques mois avant, avec deux « Verts » (Marc Saumureau et Hervé Mantelet).
  • bon (et inattendu) score en mars 1989 : 12,5 % des voix, 1 élu (Marc Saumureau) et promesse faite à nos électeurs de rendre compte de notre mandat et de travailler de façon pérenne
  • constitution dans la foulée de IDÉES pour Beaumont en tant qu’association politique, édition assez régulière d’un bulletin d’information du même nom, organisation de la Fête de la Châtaigne, suivi des conseils municipaux, tenue des bureaux de vote à chaque scrutin, lutte contre la « pénétrante », travail en proximité, etc ;
  • IDÉES réussit à s’installer dans le paysage politique local avec, de plus, le ralliement d’anciens PS, pour certains anciens élus, et le regroupement de nombreux « sans parti » ou issus des milieux associatifs.

Élections de mars 1995 :

  • 5 listes avec Robert Couvaud (RPR) (†), Alain Dumeil (RPR), Jean-Luc Besset (liste « gauche populiste »), Berthier (†) (PS-PC) et Marc Saumureau (IDÉES).
  • IDÉES arrive en tête des listes de gauche au 1er tour mais (déjà !), la tête de liste PS refuse la fusion ou le désistement, laissant cependant les militants du PCF rejoindre la liste d’Union-IDÉES pour Beaumont. Patrick Néhémie, présent sur la liste Berthier choisit de rester à l’écart.
  • A la veille du 2e tour, Berthier appelle par tract à voter « pour la liste ayant le plus d’expérience » (!). Alain Dumeil l’emporte alors que mathématiquement la liste Union-IDÉES pouvait gagner ...
  • les militants du PCF rejoignent IDÉES pour Beaumont
  • 5 élus siègent au Conseil
  • IDÉES continue et amplifie ses actions en étant de plus en plus force de propositions et éditant des documents très construits contre la pénétrante ou faisant des propositions pour la rénovation du CAB (future Maison des Beaumontois).
  • À noter que quelques semaines avant les élections de mars 2001, A. Dumeil lance une consultation pour la rénovation du CAB sur un « projet » de salles associatives : budget estimé à environ 5 millions de francs avec zéro subventions. Suite à notre élection, nous montons le projet de MdB, à peine au dessus des 5 millions de francs, mais avec ... 60 % de subventions (pour la bibliothèque, pour le pôle petite enfance et le CCAS, etc. Tout cela , non prévue par Alain Dumeil !

Élections de 2001 :

  • À nouveau 5 listes avec Alain Dumeil (RPR), Guy Rouchonv(RPR Dissident), beau-père de Stéphane Isnard, Patrick Néhémie (PS-Vert, les Verts ont rejoints le PS suite à la non désignation de Marc Saumureau comme tête de liste par les militants IDÉES), Jean-Luc Besset (100% Gauche) et Union-IDÉES pour Beaumont.
  • Accord préalable de fusion pour le 2e tour proposé par Patrick Néhémie et ... accepté par IDÉES.
  • Union-IDÉES pour Beaumont arrive en tête des listes de gauche au 1er tour et la fusion se fait donc
  • victoire de la Union IDÉES – Beaumont Autrement
  • Patrick Néhémie adjoint aux finances, Michel Jammes, conseiller délégué à CC, Marc Saumureau, Adjoint
  • 2005 : démission des membres du PS de leurs postes d’adjoints ou de délégués. Leur démission était prévisible (et prévue) car, de toute évidence, Patrick Néhémie voulait nous contester le « leadership » ; les Verts (Marc Saumureau, Hervé Mantelet), mis devant le fait accompli par Patrick Néhémie , restent dans la majorité de gauche.

Elections de mars 2008 :

  • et re-belote ! 2 listes de droite : Alain Dumeil (UMP) et Guy Rouchon (UMP Dissident) ; 2 listes de gauche : Patrick Néhémie (PS) et Union-IDÉES pour Beaumont (avec le PCF et les Verts).
  • Aucun accord de principe n’avait pu être fait AVANT le scrutin (silence radio du PS !)
  • Union- IDÉES pour Beaumont arrive nettement en tête
  • Patrick Néhémie refuse dès le dimanche soir (du 1er tour) tout accord de fusion (ou même de désistement), contre l’avis même de nombreux militants PS (en demandant l’accord des membres de sa listes, pour beaucoup non encartés PS).
  • Silence radio de Patrick Néhémie (il avait coupé son portable !), malgré toutes les tentatives de le faire changer d’avis venant de IDÉES bien évidemment, mais aussi de toutes les instances socialistes du département (1er secrétaire fédéral, Serge GODARD, Jean-Yves GOUTTEBELLE, René SOUCHON, etc.). Notre liste obtient le soutien de toute la gauche, contre Patrick Néhémie !
  • Résultat sans appel : les voix de gauche se reportent sur nous ; la liste ROUCHON se retire en apparence sans donner de consigne mais son électorat se porte sur Patrick Néhémie ! Nous sommes élus, et dès le début un élu de la liste PS/Patrick Néhémie nous rejoint (Habib). Le conseil comprend donc : 24 élus majoritaires (IDÉES, 3 PCF et plusieurs venant des rangs du PS dont 2 exclus, Habib et Olivier), 4 élus issus de la liste de Patrick Néhémie , 5 UMP.

Depuis 2008 :

Les élus derrière Patrick Néhémie sont dans l’opposition, ne votent pas le budget, et apparaissent souvent comme « la première force d’opposition » à la majorité de gauche de Beaumont.

Le « testament politique » de Patrick Néhémie est lisible dans la tribune libre de février 2013 du journal municipal.

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